Expertise médicale

Expert en solutions de traitement et de cicatrisation des plaies

Depuis 200 ans, HARTMANN place la cicatrisation des plaies au cœur de ses préoccupations.

Notre savoir-faire reconnu et nos produits de haute qualité font de notre groupe un acteur incontournable des soins des plaies à l'échelle internationale.

Nous travaillons en étroite collaboration avec les professionnels de santé du monde entier pour développer des solutions innovantes visant à améliorer les pratiques de soin et répondre aux besoins spécifiques de millions de patients, à l’hôpital comme à domicile.

Qu’est-ce qu’une plaie ?

Une plaie est une lésion de la peau ou des tissus sous-jacents. Elle peut être causée par un traumatisme, une maladie ou une intervention chirurgicale. Les plaies peuvent varier en gravité et présenter des risques d'infection, de saignement et de séquelles fonctionnelles si elles ne sont pas prises en charge correctement. Une désinfection inadéquate, la présence de corps étrangers et la localisation de la plaie (notamment au niveau des articulations) sont des facteurs aggravants.

Les plaies, même de petite taille, ne doivent pas être sous-estimées. Un examen médical minutieux, en particulier pour les plaies des mains, est essentiel pour évaluer la gravité et orienter le traitement. Un nettoyage et une prise en charge adaptée à la spécificité de chaque type de plaies sont essentiels pour prévenir les complications (infections, troubles fonctionnels) et favoriser une cicatrisation rapide.

Quels sont les différents types de plaies ?

Les différents types de plaies peuvent être classés en deux grandes catégories :
les plaies aiguës et les plaies chroniques.

Les plaies aiguës peuvent regrouper des plaies superficielles et des plaies profondes.

Les plaies superficielles

Une blessure superficielle est une lésion de la peau qui n'atteint que les couches superficielles de l'épiderme et parfois le derme.

  • Les écorchures : caractérisent les lésions qui atteignent l’épiderme sans saignement
  • Les égratignures : qualifient les déchirures superficielles du derme
  • Les coupures : désignent les lésions qui saignent souvent un peu plus
  • Les ampoules : qualifient les lésions produites par un frottement
  • Les brûlures superficielles dites de 1er degré

Les plaies profondes

Une plaie profonde est une lésion cutanée qui pénètre au-delà de l’épiderme et du derme, atteignant parfois des tissus plus profonds comme les muscles, les tendons, les nerfs ou même les os. Elle nécessite une attention médicale particulière en raison du risque d'infection, de saignement abondant et de complications potentielles.

  • Entailles : plaies provoquées par un objet tranchant comme un couteau ou une lame. Les bords de la plaie sont généralement nets et réguliers.
  • Plaies par agent pénétrant (verre, bois, arme à feu) : la gravité de la plaie dépend de la profondeur de pénétration et de la nature de l'objet.
  • Plaies par écrasement : provoquées par une force importante qui écrase les tissus. Les bords de la plaie sont souvent irréguliers et les tissus peuvent être contusionnés.
  • Plaies post-opératoires : incisions chirurgicales réalisées lors d'une opération. Leur profondeur et leur taille varient en fonction de l'intervention chirurgicale.

Pour en savoir plus, consultez notre dossier dédié à la prise en charge des plaies post-opératoires suturées.

  • Brûlures profondes

Une brûlure profonde est une lésion cutanée sévère atteignant le derme et l’hypoderme et parfois les tissus sous-jacents, nécessitant une prise en charge médicale urgente. Pour en savoir plus, lisez notre dossier consacré aux différents degrés de gravités des brûlures et leur prise en charge.

Les plaies chroniques

Une plaie chronique est une plaie dont le délai de cicatrisation est allongé. Selon son étiologie, une plaie est considérée comme chronique après 4 à 6 semaines d’évolution.

Autre différence avec une plaie aiguë : les plaies aiguës apparaissent de façon soudaine (suite à un traumatisme ou une intervention chirurgicale) alors que les
plaies chroniques sont souvent causées par une pathologie sous-jacente
.

Parmi les types de plaies chroniques les plus fréquentes, on trouve :

  • Les ulcères

L’ulcère est une plaie chronique caractérisée par une perte de substance cutanée au niveau de l’épiderme, du derme et/ou de l’hypoderme. Souvent longue et difficile à cicatriser, ce type de plaie peut considérablement altérer la qualité de vie des patients. Pour en savoir plus, consultez notre article : Ulcères, tout ce que vous devez savoir !

  • Le kyste pilonidal

Le kyste pilonidal (en rapport avec la pilosité) est une cavité qui se forme sous la peau. Elle résulte de l’accumulation de poils ayant pénétré dans le derme le plus souvent par une petite fossette présente chez certains individus au niveau du sillon interfessier. Consultez notre article sur le kyste pilonidal.

  • Les plaies cancéreuses

Les plaies en cancérologie se classent en deux catégories. D'une part, les plaies tumorales, liées à l’extériorisation d’une tumeur, et d’autre part les plaies induites par un traitement anti-cancéreux mis en place.

Comprendre le processus biologique de cicatrisation

La peau, véritable bouclier de notre organisme, assure une barrière protectrice contre les agressions extérieures. Lorsqu'elle est lésée, elle se répare grâce à un
processus complexe appelé cicatrisation, qui se déroule en quatre phases successives : hémostase, inflammation (phase de détersion), prolifération (phase
de granulation) et remodelage (phase d’épidermisation).

L’hémostase : la cicatrisation commence par une vasoconstriction et la formation d’un caillot, qui protège la plaie et initie les mécanismes de réparation des tissus.

L’inflammation : cette phase, marquée par une rougeur, une chaleur et un écoulement au niveau de la plaie, mobilise des cellules spécialisées (globules
blancs) pour nettoyer la lésion et préparer la réparation. L’exsudat, essentiel à la cicatrisation, se forme à ce moment.

La prolifération : environ une semaine après la blessure, un nouveau tissu conjonctif (tissu de granulation) comble la plaie, qui se recouvre d’une nouvelle
couche épithéliale.

Le remodelage : à partir du 20ème jour, la cicatrice entre dans sa phase de maturation ; elle passe d’une lésion rouge proéminente à une cicatrice blanche,
plate et plus discrète.

La durée de cicatrisation d’une plaie dépend de la nature et/ou de la profondeur de la plaie mais aussi de nombreux facteurs physiopathologiques propres à
chaque patient
. Ainsi il arrive que le processus de cicatrisation stagne ou ralentisse en raison de l’âge du patient, de ses habitudes de vie (tabagisme, sédentarité, mauvaise alimentation) ou de son état de santé général.

Pour savoir comment réagir si une plaie aiguë ou chronique ne suit pas le cours normal du mécanisme de cicatrisation, lisez nos conseils pratiques pour le traitement des plaies atones.

Les soins des plaies : une approche globale centrée sur le patient

Veronika Gerber, CEO et membre de l'Initiative Chronische Wunde.

"La cicatrisation d'une plaie ne commence pas avec la plaie à proprement parler. Il faut assembler toutes les pièces du puzzle. Il faut prendre en compte les besoins et les attentes du patient, impliquer les personnes qui partagent sa vie et combiner l'expertise des professionnels pour garantir la meilleure prise en charge du patient."

Les soins des plaies consistent à :

  • Réduire au maximum la douleur ressentie, que ce soit au niveau de la plaie ou lors des changements de pansements.
  • Maintenir un environnement favorable à la cicatrisation de la plaie, sans provoquer une macération
  • Protéger la peau saine autour de la plaie afin d'éviter toute irritation ou infection.
  • Prévenir toute infection qui pourrait retarder la cicatrisation et altérer la santé ou le bien-être du patient
  • Mettre en place un pansement adapté au type de plaie
  • Apporter au patient les nutriments et l'hydratation nécessaires pour soutenir son organisme pendant la phase de cicatrisation.

Pour en savoir plus, lisez notre Livre blanc - Équilibre de la plaie - Cicatriser les plaies en toute confiance.

FAQ

Plusieurs facteurs locaux et/ou généraux peuvent contribuer à la chronicité d'une plaie :

  • Facteurs locaux :

- Infection : la présence de bactéries peut ralentir considérablement la cicatrisation.
- Ischémie : un manque d'oxygénation des tissus due à une mauvaise circulation sanguine (par exemple dans les ulcères de jambe).
-
Nécrose tissulaire : la présence de tissus dévitalisés empêche la cicatrisation.
-
Corps étrangers : des particules étrangères dans la plaie peuvent retarder la cicatrisation.
-
Traction ou pression : des forces mécaniques peuvent empêcher la fermeture de la plaie.

  • Facteurs généraux :

- Maladies chroniques : le diabète, les maladies vasculaires, les maladies auto-immunes, une insuffisance rénale ou hépatique peuvent compromettre la cicatrisation.
- Dénutrition : un apport insuffisant en protéines, énergie, vitamines et minéraux ralentit la réparation tissulaire.
-
Immunosuppression : une faiblesse du système immunitaire favorise les infections et ralentit la cicatrisation.
-
Âge avancé : la capacité de cicatrisation diminue avec l'âge.

Il faut être particulièrement attentif lors du traitement d'une plaie chez un sujet âgé. Le vieillissement cutané (dermatoporose) rend la peau des personnes âgées plus vulnérable aux blessures. De plus, avec l’âge, la diminution de production de collagène rend la peau moins élastique et plus fragile, et donc plus lente à se régénérer. Enfin la présence fréquente de maladies chroniques ou la polymédication peuvent interagir négativement avec le processus de
cicatrisation
et augmenter le risque de complications.

Aussi, une plaie considérée comme mineure chez un sujet plus jeune peut rapidement s’aggraver chez une personne âgée si elle n’est pas prise en charge
correctement. Il est donc recommandé de :

  • Effectuer une évaluation globale du patient âgé, en tenant compte des comorbidités et de l'état nutritionnel
  • Mettre en place des mesures préventives, comme l'utilisation de matériel anti-escarre (coussins, matelas adaptés)
  • Nettoyer soigneusement la plaie
  • Choisir des pansements adaptés
  • Adapter la fréquence de changement des pansements en fonction des exsudats
  • Évaluer systématiquement la douleur et administrer une analgésie adaptée
  • Surveiller étroitement l'évolution de la plaie pour détecter rapidement tout signe d'infection ou de complication
  • Réévaluer régulièrement la stratégie thérapeutique et l'adapter si nécessaire
  • Faire appel à une équipe soignante multidisciplinaire pour une prise en charge globale (kinésithérapeute, nutritionniste, etc.)

Une plaie peut produire différents types d'exsudats. La composition, la couleur et la viscosité de l'exsudat sont des indicateurs importants de l'état de la plaie et doivent être pris en compte pour choisir le pansement le plus adapté. Un changement inattendu de l'aspect de l'exsudat peut signaler un retard de cicatrisation ou une infection, nécessitant une réévaluation de la stratégie thérapeutique.

Ces produits sont des dispositifs médicaux, consultez votre médecin ou votre pharmacien pour plus d’information.

Référence : h.info- expertisesoindesplaies Date de mise à jour : 10/03/2025