- Brûlure du 1er degré : il s’agit fréquemment du « coup de soleil » où seul l’épiderme superficiel est atteint ; la couche basale séparant l’épiderme du derme n’est pas atteinte. Ce type de brûlure se manifeste essentiellement par un érythème cutané qui cicatrise habituellement en 3-4 jours.
- Brûlure du 2ème degré superficiel : tout l’épiderme et la couche basale sont atteints. La brûlure se présente sous forme d’érythème cutané centré par des phlyctènes, sans saignement sous-jacent. Les récepteurs de la douleur ne sont pas détruits. La brûlure cicatrise habituellement en 7-10 jours.
- Le 2ème degré profond : tout l’épiderme et les premières couches du derme sont atteints, détruisant notamment certains récepteurs nociceptifs. Les phlyctènes sont souvent plus larges, ouvertes, avec un saignement sous-jacent. Ce type de brûlure cicatrise habituellement en 2 à 3 semaines.
- Brûlure du 3ème degré : il s’agit d’une destruction totale du derme, qui se présente sous forme de zones blanchâtres, insensibles à la douleur. Une brûlure du 3ème degré nécessite obligatoirement une prise en charge spécialisée avec le recours, dans certains cas, à la greffe de peau.
- Brûlure du 4ème degré : la carbonisation et la destruction totale du membre ou de la zone concernée implique un recours obligatoire à la chirurgie.
Savoir différencier une brûlure du deuxième degré superficiel d’une brûlure du deuxième degré profond
Pour assurer une prise en charge adaptée, il est nécessaire de savoir distinguer une brûlure du deuxième degré superficiel d’une brûlure du deuxième degré
profond. Le diagnostic peut s’avérer délicat, notamment durant les premières 48 heures.
Le test de la vitropression reste l’outil le plus fiable à ce stade : une pression digitale appliquée sur la lésion entraîne un blanchiment de la peau. Une recoloration rapide après relâchement indique l’intégrité du réseau vasculaire dermique, signe d'une brûlure du deuxième degré superficiel. En revanche, une
recoloration absente ou retardée suggère une atteinte plus profonde du derme.
Dans les brûlures profondes, la douleur est généralement plus vive et la brûlure doit absolument être surveillée, car des surinfections peuvent survenir.
Si les brûlures de deuxième degré profond peuvent cicatriser spontanément, ces dernières impliquent un délai de cicatrisation beaucoup plus long. Or, une
cicatrisation trop tardive peut engendrer des séquelles comme une dyschromie, d'importantes cicatrices (cicatrices hypertrophiques) ou un développement
infectieux.
C’est pourquoi, lorsque la cicatrisation n'est pas acquise après 15 jours, une greffe cutanée est souvent indiquée. De même, l'observation de la brûlure lors des
premiers jours permet de dépister des troubles circulatoires au niveau des extrémités, potentiellement dus à des œdèmes.
2. Règle des 9 de Wallace : évaluer la surface de la peau brûlée
Pour déterminer l’étendue de la brûlure, la référence chez l'adulte est la règle des 9 de Wallace2 (multiple de 9). Selon cette méthodologie, la surface de peau
brûlée est calculée selon les surfaces du corps réparties ainsi :