Niki a dû établir un tout nouveau plan. « Lorsque je m'étais rendue au Kenya dix ans plus tôt, j'avais été frappée par l'importance du chant et de la danse ici », explique-t-elle. « J'ai donc décidé d'inviter le groupe à créer une sorte de chanson dansée pour les aider à apprendre les 12 étapes des recommandations de l'Organisation mondiale de la Santé pour l'hygiène des mains.
« Je n'étais pas sûre que ça allait marcher mais le groupe a adoré l'idée. C'était dynamique et très amusant. Lorsque nous avons terminé la formation, les participants m'ont affirmé qu'ils s'en souviendraient. Ils ont vraiment compris l'importance de respecter une bonne hygiène des mains. »
Et Niki a laissé aux participants des copies papier des recommandations pour pouvoir transmettre leurs connaissances, et la danse, aux autres.
D'après l'Organisation mondiale de la Santé, des milliers de personnes meurent chaque jour d'infections contractées lors des soins. On compte près de 135 000 infections associées aux soins chaque année en Europe et près de 100 000 aux États-Unis. Les taux d'infection sont encore plus élevés dans les pays en voie de développement. Les mains représentent le principal vecteur de transmission des germes dans l'environnement des soins et une mauvaise hygiène des mains risque donc d'exposer le patient.
Une mission là où c'est nécessaire
Niki était au Kenya en mars de cette année pour une mission d'une semaine avec une agence d'aide humanitaire. Pour cette mission de bénévolat, Niki était accompagnée de trois collègues : Fiona Monaghan, Christine Bloch et Kai Weller.
Les quatre collaborateurs se sont attachés à déterminer le travail de l'organisation à Kisumu, à rendre visite à des cliniques et des écoles locales et à former et collaborer avec des soignants locaux. Fiona et Christine ont respectivement mené des sessions très interactives sur l'alimentation et la prise en charge des plaies à l'intention des soignants. Dans le même temps, Kai a conduit des débats sur l'éducation sexuelle avec des groupes de jeunes hommes des régions environnantes.
Leur visite au Kenya a été suivie en 2016 par une mission d'un autre groupe de volontaires de HARTMANN en vue de soutenir un projet en Bolivie et promouvoir les pratiques de désinfection.